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Ma reconversion en naturopathie

17 septembre 2019

2012, je termine mes études en tourisme. J’obtiens mon diplôme haut la main et pourtant, une question m’obsède : « que vais-je faire maintenant ? » J’enchaîne alors les CDD en agence de voyages, en hôtellerie, les séjours à l’étranger pour parfaire mon anglais et mon espagnol. Plus le temps passe et plus j’ai le sentiment de ne pas être à ma place, une sensation de vide intérieur permanent  qui me déstabilise, me fait perdre pied. Me voila complètement perdue face à un milieu professionnel qui, clairement, ne me convient pas ! Trop sensible, trop réservée, trop stressée, aucune fibre commerciale… bref, c’est la descente aux enfers ; je vais mal… très mal ! L’anorexie puis la boulimie s’emparent de moi. Je n’ai plus la force, plus la motivation, plus l’envie d’avancer.

Et pourtant, soutenue par ma famille, il a bien fallu que je trouve une aide extérieure pour me sortir du pétrin dans lequel je m’étais mise. Séance de psy après séance de psy, entrecouper par des rendez-vous chez la diététicienne, mon état ne s’améliore pas, je stagne (ou plutôt je continue de m’enfoncer…)

Et puis un beau jour, je ne sais pas bien comment ni pourquoi, je décide de tester des méthodes encore inconnues pour moi : les médecines douces, dites aussi parallèles ou holistiques. Me voila amenée à consulter une nutrithérapeute, une hypnothérapeute, puis une naturopathe. Chacune d’entre elles, par leurs mots, leur écoute attentive sans jugement, ont su me transmettre une façon de voir la vie dont je n’avais, jusque là pas conscience. Leur vision complémentaire des choses, ont non seulement provoquer chez moi l’envie de reprendre ma vie en main, mais aussi une révélation, LA révélation de ma vie : moi aussi je veux faire ça, aider les autres à aller bien !!! Et puis qui mieux qu’une personne ayant vécue les choses peut mieux conseiller, aider et soutenir quelqu’un dans le même cas ?

Ce long travail sur moi-même m’a fait comprendre une chose : (enfin des millions en réalité mais celle-ci en particulier !) dans la vie rien n’arrive par hasard… et si les TCA se sont emparés de moi, c’est que j’avais quelque chose à tirer de cette épreuve que la vie me défiait de relever ! J’ai réussi à m’en sortir, alors pourquoi n’arriverai-je pas à sortir les autres de là aussi ?

Après des heures de recherches sur les différentes formations, métiers, débouchés liés au bien-être/ l’aide à la personne et une bonne dizaine de rendez-vous au pôle emploi, au CIO… chacune des personnes rencontrées me découragent en me disant que naturopathe ce n’est pas un métier reconnu par l’état, qu’il est très difficile d’en vivre… 2014, je me résigne donc et je continue à m’enfoncer dans mon mal être…

2016, s’en est trop !!! Trop de mal être, trop de souffrance physique et moral et surtout trop de signes qui me ramènent tous à la même conclusion : je veux devenir naturopathe !!!!!

Après tout ce que j’ai vécu, je me dis que, de toute façon, je n’ai plus rien n’a perdre alors autant prendre le « risque » de tout gagner !!!

Je m’inscris alors en licence professionnelle « santé, bien être et plaisir par l’alimentation et la cuisine » que j’obtiens avec succès, puis j’enchaîne avec ma formation en naturopathie, non pas sans passer des heures à réfléchir…

Comment j’ai pris ma décision finale ?

A travers mon témoignage j’espère pouvoir vous guider et vous faciliter la tache dans votre choix de réorientation mais en aucun cas je ne veux vous influencer.

1ère question que je me suis posée avant toute chose : « Suis-je sûre de ma décision ? »

Pour y répondre, j’ai tout simplement réalisé un tableau à 2 colonnes : d’un côté les points positifs de l’autre les points négatifs liés à cette reconversion professionnelle, en tenant compte des aspects à la fois financiers, ce que cela allait m’apporter sur le plan psychologique, dans ma vie de tous les jours, dans ma relation aux autres, mon épanouissement personnel…mais aussi ce que j’allais gagner (ou perdre) en laissant derrière mois un secteur d’activité pour lequel je m’étais investie intellectuellement et financièrement pendant plusieurs années.

Quel budget et quel temps suis-je prête à consacrer à cette formation ?

Sachant que je travaillais déjà depuis 3 ans il était hors de question de tout arrêter d’un coup et de me retrouver sans revenu du jour au lendemain et de redevenir dépendante de mes parents à 25 ans !!! D’autre part, le secteur d’activité dans lequel j’étais et l’état psychologique dans lequel cela me mettais je ne souhaitais pas attendre 2 voir 3 ans avant d’être diplômée et commencer à exercer un métier qui me plaise vraiment !

La réponse était donc toute trouvée : travailler la semaine (quitte à trouver un petit job pas forcément passionnant mais qui me permette de financer ma formation) et aller en cours le week-end.

Quelle école choisir ?

Je crois que c’est la question qui nécessite le plus de temps de réflexion ! En effet il existe de nombreuses écoles (IFSH, CENATO…) proposant des offres plus alléchantes les unes que les autres, en 1, 2 ou 3 ans ; 5 jours/7 ou uniquement le week-end ! Et c’est sans parler des tarifs qui vont du simple au double (2500 à 8000€ l’année, donc sur 3 ans je ne vous fais pas le calcul) !!!

Pour ma part, le champ d’action était plutôt limité. Je voulais rester sur Nantes (pour une question de praticité et de budget) et aller en cours uniquement le week-end sur 1 ou 2 ans maximum !

La solution qui s’est imposée à moi à été l’IFSH qui propose une formation 1 week-end par mois sur 2 ans OU 2 week-end par mois pendant 1 an.

Certains vous parleront de la nécessité de choisir une école affiliée à la FENAHMAN, le syndicat des naturopathes. Certes c’est un plus, mais attention tout de même car certaines écoles peuvent profiter de ce « statut » pour pratiquer des prix plus élevés. Je vous conseille avant tout de bien vous informer sur le contenu de la formation et le nombre d’heure de cours consacrées à chacune des « matières » et choisir un organisme qui vous semble proposer la formation la plus complète possible.

Ce que j’ai pensé de ma formation à l’IFSH

Les points positifs :

  • Le prix abordable par rapport à certaines écoles (2500€ à 2800€ l’année)
  • Le fait de pouvoir suivre les cours le week-end et de pouvoir faire la formation en 1 an seulement avec le même nombre d’heures que si je l’avais faite en 2 ans
  • La formation dispense 4 week-end de cours consacrés à la réflexologie plantaire et délivre un diplôme indépendant du diplôme final à la fin de ces 4 modules. Ceci constitue pour vous un « outil » en plus lors de vos futures consultations.
  • Chaque week-end étant consacré à un domaine de formation particulier (aromathérapie, phytothérapie, oligothérapie, nutrithérapie…) cela permet d’avoir des enseignements de la part de différents intervenants tous spécialisés dans leur domaine.
  • 2 fois dans l’année nous avons eu la chance d’avoir l’intervention de laboratoires comme « La Royale » ou « Copmed » afin qu’ils nous présentent leurs produits avec lesquels nous pourrons travailler plus tard.

Les points négatifs :

  • Les cours étant condensés sur 1 ou 2 week-end par mois, nous devions étudier certains chapitres (d’anatomie notamment) seules, en ligne. Pour une personne comme moi ayant aucune notion scientifique, cela peut vite être compliqué et demande beaucoup de temps, d’investissement et de passion.
  • Il est clair que par rapport à certaines écoles proposant des cours 5 jours/7 pendant 3 ans, ceux de l’IFSH sont certainement moins approfondis, il est donc INDISPENSABLE de lire, faire des recherches par soi-même afin de compléter les modules de cours car ceux-ci ne sont pas suffisant pour prétendre pouvoir s’installer dignement en tant que professionnel de la naturopathie. Il faut donc être prêt à passer son temps libre le nez dans les bouquins et zapper tout le reste pendant 1 an (ce qui est moins le cas forcément si vous faites la formation en 2 ans), sans parler du travail (et éventuellement des enfants, de la maison, du chien, … à côté)

J’espère avoir fais le tour des nombreuses questions que j’ai pu recevoir et que mon expérience pourra vous aider à y voir un peu plus clair. Je n’aurais qu’une chose à dire pour clore cet article: faites ce qui vous semble être le meilleur pour VOUS, écoutez-VOUS, vivrez VOTRE vie sans barrière, sans limite…

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