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La place, le rôle, les droits et les limites du thérapeute… et ceux du consultant

8 novembre 2019

Parce que, bien souvent, il est difficile de cerner et de délimiter là ou s’arrête le rôle du thérapeute, comme celui du consultant. Nos droits, nos fonctions, nos obligations aussi. L’un et l’autre peuvent se mettre trop de pression ou bien en attendre trop de la personne en face. Avec un peu de recule aujourd’hui, il me semblait intéressant de faire un point sur ce que j’ai pu observer et expérimenter.

Du côté du thérapeute :

  • Accompagner le consultant mais en s’adaptant à son rythme. Ne pas le forcer à aller plus vite que ce qui est juste pour lui sinon c’est contre-productif. Ne surtout pas être trop exigeant envers lui. S’il ne met pas les choses conseillées en place c’est qu’il n’est pas prêt, que ce n’est pas le moment, mais ne surtout pas être frustré que les choses n’avancent pas assez vite pour nous alors que pour le client le rythme est OK. Et se dire que cela ne remet absolument pas en question nos compétences.
  • Savoir se remettre en question : on attire a nous les personnes ayant des problématiques « miroirs » donc savoir reconnaître ses « faiblesses » et travailler dessus pour pouvoir ensuite accompagner au mieux les clients.
  • Ne pas donner trop de sa personne. Aider les gens demande une énergie considérable donc il est primordial de savoir garder sa place de thérapeute. Ne pas en faire trop. Ne pas mêler pro et perso , savoir poser les barrières, les limites là ou elles doivent être.
  • Ne pas s’auto-flageller et savoir reconnaître ses limites. Chaque thérapeute à son vécu, ses faiblesses, ses croyances, ses façons de faire, ses spécialités… il est primordial de savoir dire « je ne sais pas » ou « je ne suis pas capable de vous aider sur ce point là ». En revanche nous pouvons très bien recommander un confrère ou proposer un suivi avec une personne que nous jugeons plus qualifiée et compétente que nous sur ce point là précis. Mais ne surtout pas se dénigrer pour cela. Au contraire mieux vaut savoir diriger quelqu’un pour l’aider à résoudre ses problèmes plutôt que de faire n’importe quoi et de jouer avec leur santé pour finalement se rendre compte que nous ne sommes vraiment pas en mesure de répondre à sa demande une fois que sa santé aura été mise en jeu. Ce qui ne fera, en plus, que renforcer le sentiment d’échec.   

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Du côté du patient :

  • Ne pas trop en attendre d’un thérapeute. Le thérapeute est la pour apporter des clés, semer des graines, mais à vous de savoir quelles clés ouvrent quelles portes et d’arroser ces graines pour les faire germer. C’est VOTRE démarche, c’est à VOUS de faire le travail. En restant passif et en attendant que le thérapeute vous « sauve » rien ne bougera tant que vous ne serez pas acteur de votre santé.
  • Ne pas se juger si la thérapie n’avance pas assez vite à votre gout. Chaque chose en son temps, à chacun son rythme.
  • Savoir reconnaître qu’un thérapeute a pu vous faire avancer à un moment donné mais que vous avez évolué, et que, même si vous avez encore besoin d’un accompagnement, ce n’est peut être plus la bonne personne pour vous aider dans l’étape suivante.
  • Il est parfois nécessaire de rechuter pour comprendre des choses. Tout est juste, vous cheminer dans le bon sens. Chaque avancée et chaque chute sont la pour vous faire grandir. Nous avons tous notre propre rythme alors sachez aussi accueillir les moments de « down » comme bénéfiques sans forcément remettre en cause le travail effectué ou les compétences du thérapeute.
  • Ne faites pas le travail pour le thérapeute mais POUR VOUS. Le thérapeute ne sera pas « déçu » si vous n’avez pas suivi son programme ou ses conseils, c’est vous qui vous décevez vous-même.

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